AURORAWEBLOG, Aurora à Venise

 

Puisque nous sommes entre nous, je peux bien me permettre de vous poster cette image-carte postale un peu « privée », un peu confidentielle.

C'est bien moi, presque à visage découvert (vive les lunettes de soleil!).

Et c’est Venise, oui.

Nous l’avions écrit : la première étape de ces vacances serait pour la Biennale et Sophie Calle (j’y reviendrai).

 

Si je puis affirmer que nous sommes « entre nous », c’est que deux jours après avoir posé mes valises, j’ai la surprise de voir que ma petite fenêtre ne fait plus le tiers du quart du dizième de ses visites habituelles.

Il n’y a plus ici que vous et moi : plus personne ne vient au hasard d’un caillou de Petit Poucet.

Ma « maison virtuelle » a tout simplement été « virée » le 29 juillet des pages françaises du méga-moteur de recherche (en attendant, je suppose, de l’être intégralement du web lors du prochain passage des scans).

Ça fait toujours plaisir : il y avait tout de même dans le lot quelques  anciennes notes que j’aimais savoir encore visitées.

 

Il n’y a là rien de sorcier ni d’imputable aux ciseaux de la censure.

Non, ce blog ne connaît aucun ennui à cause de son contenu BDSM.

 

Mais comme je m’y attendais et avais mis les U-blogueurs en garde l’an passé lors du changement de « U-blog » (tiret) en « ublog », ces pages étaient du même coup fatalement indexées sous deux url différentes à la fois.

Ce qui donne aux robots du méga-moteur qui analysent et mettent à jour nos sites l’impression d’une tricherie et d’une recherche de double audience  par site-miroir.

L’administration de « ublog » nous avait assurés qu’il n’arriverait rien mais je savais qu’un jour pourtant cela se passerait ainsi pour en avoir déjà fait l’expérience  il y a trois ans après la vente de U-blog à SixApart au temps où je prenais la précaution de « sauvegarder » mes articles « préférés » sur un autre blog  chez 20six.

Les deux avaient sauté comme aujourd’hui.

Cette fois-là, la solution était venue d'elle-même: j'avais effacé le blog 20six.

Mais maintenant? Il n'y a rien à effacer. Que puis-je faire quant à une adresse de trop qui ne dépend pas de moi?

 

Je rassure tout de suite les U-blogueurs qui ne sont pas de la vieille cuvée.

Le méga-moteur est malin : il ne va pas se tirer à vif une balle dans le pied.

Ainsi, tous les blogs gratuits qui doivent subir ses « annonces publicitaires » ne sont pas touchés par la mesure.

Mon blog « Oiselle » est encore répertorié, par exemple (même si ce n'est plus que par une seule note).

En fait, ce ne sont qu’une douzaine d’entre nous, les très anciens (les abonnés « de droit » jusqu’en 2012*, ceux qui n’ont jamais levé l’ancre d’ici malgré tout : bugs, pannes, spams etc.), qui sont touchés par cette aspiration complète dans la quatrième dimension.

Vous, les U-blogs plus récents, vous demeurez  indexés même si c'est -il faut le signaler toutefois- de manière bien moindre que jusque à la semaine passée.

Merci qui? Merci, ublog!

 

Pour me définir, j’ai souvent hésité entre les mots soumise et masochiste.

Le BDSM, on le sait, implique la notion de consentement et -si possible- de partage.

Je crois que je suis profondément masochiste (et d’un masochisme bien plus grave que celui dont je pensais être dotée) pour continuer à publier contre vents et marées -et maintenant donc contre moi-même- sur cette plateforme !

 

 

 

*L’espace dédié à mon blog en poids (textes et photos) allant s’amenuisant très sévèrement désormais, je vous rassure, vous n’aurez pas à me supporter jusqu’à cette année fatidique !