BDSM, Milo Manara, figure de proue

Un Vicomte, qui sait ?

En tout cas l’œuvre superbe « E la nave va » est © Milo Manara.

 

 

 

Bravo l’U-blog !

Finalement, j’aurai dû -malgré le blocage des commentaires- virer six cents spams tous de la même provenance, un « rent-a-car » américain qui en plus s’approprie sans vergogne ce nom de marque.

 

Rentrés donc ce soir, fourbus et j’aurais bien aimé bloguer sur de jolies choses ou vous parler avec tristesse de Baudrillard mais non !

 

Deux mails d’inconnus en cadeau empoisonné dans ma BAL.

Et deux choses donc à mettre très vite au point.

 

Le premier mail se limite à un copier-coller d’un texte où Le Vicomte, gérant de l’ex-site BDSM canadien CercleO, marque tout le mépris qu’il a pour mon blog.

 

Grand bien lui fasse et eût-il traité celui-ci de « blog de merde » que je ne m’en serais point émue, je ne me gêne pas pour le faire quand je le pense de celui des autres.

 

Mais qu’il me reproche d’avoir publié en 2003 les « neufs degrés de soumission » en citant leur auteur, Diane Vera, mais sans mentionner que la traduction était de lui (qu’en savais-je, moi, qui avais trouvé ce texte et d’autres semblables sur les -alors actives- listes BDSM de MSN ?), c’est un peu fort de café !

 

D’autant plus qu’il continue sur sa lancée en déclarant m’avoir envoyé un mail l’an passé pour me demander de le créditer de son ouvrage, sans réponse de ma part.

 

Or, le seul mail que j’aie jamais reçu du Vicomte, et je l’affirme sur l’honneur ici, date en effet du  28 mars 2006  et avait pour objet de m’annoncer qu’il avait ouvert un blog.

Pas plus.

 

Je viens d’ailleurs de le lui forwarder puisque la mémoire lui fait quelque peu défaut.

Et je lui ai, bien sûr, rendu il y a quelques minutes le copyright de son « œuvre » sur la note litigieuse.

 

Mais il croit quoi, Le Vicomte, avec ses insinuations malsaines? Que je prétendrais avoir traduit, moi, ce texte?

Il tombe mal.

Deux textes avant celui qu'il incrimine, nous disions haut et fort  en 2003 que « Les textes fondateurs » n'étaient pas de nous et tournaient tels quels sur le Web entier...

 

Pour les deux autres textes du CercleO qui sont ici et et dont je connaissais la provenance, ils avaient été dès parution attribués à leur éditeur (et même pour le premier d’entre eux à sa traductrice lorsqu’elle m’en avait fait la demande).

 

Que Le Vicomte m’accuse ensuite de lancer des ukkazes dans de la soie vénitienne sur mon weblog prouve certainement une seule chose : ce mot ne doit pas recouvrir le même sens au Canada qu’en France.

En français, ukkaze signifie « décision arbitraire, ordre impératif ».

Je pense justement avoir toujours conseillé en ces lieux aux pratiquants BDSM de se méfier des choses arbitraires, des ordres impératifs, du dit et du lu trop souvent rencontrés, au point de devenir textes "bibliques" pour qui ne sait pas  prendre du recul avec ces écrits.

Il en va ainsi de ces fameux « textes fondateurs » dont parle Le Vicomte.

 

Lorsque je les publiai, au tout début de ma présence ici en 2003, je n’avais que de rares « passants » qui me lisaient parce qu’U-blog était alors une petite communauté très liée mais ces lecteurs qui me saluaient avec bienveillance ne connaissaient en rien le sujet que j’abordais.

Et en définitive, je le pense encore plus aujourd’hui, ces textes sont faits plus pour les « curieux » que pour les adeptes.

Aux curieux, ils permettent d’entrevoir ce dont il est question.

Quant aux adeptes BDSM, avec un peu d’imagination, de respect et de complicité, ils devraient pouvoir s’en passer complètement…

Ces règles ou ces catalogues de catégories n’ont pas grande réalité et ils commencent aussi à dater sérieusement.

Surtout qu’en ce qui concerne Diane Vera, il conviendrait de rappeler à certains « maîtres » qui s’en repaissent au masculin que, par ironie du sort, ces textes sont issus de son livre « The lesbian S/M safety manual ».

 

« Fondateurs » n’a en tout cas jamais signifié qu’ils me « fondaient », moi.

De plus le mot, je vais le répéter encore une fois, était un clin d’œil ironique aux programmes de Lettres des Collèges qui imposent la lecture chaque année, de trois au moins de ce qu’il est convenu d’appeler les « Textes Fondateurs » de la littérature…

 

Et lorsque récemment j’ai encore mis en ligne « les huit degrés de domination » dans ma propre traduction que Le Vicomte reprend en se tordant de rire (il aurait pu suivre le lien que j’indiquais et -dans son parfait bilinguisme- les transcrire lui-même, cela eut été mieux), je ne crois pas qu’une seule âme ait pensé que j’y souscrivais en quoi que ce soit, vu le post auquel ils étaient intégrés.

 

C’est là sans doute que Le Vicomte et moi divergeons totalement et sommes blog-incompatibles : je considère tout ce bla bla comme du folklore et n’y accorde aucune importance en aucune seconde de ma vie…

Mais sur ce point, la relation D/s, je reviendrai lundi.

 

Le deuxième mail (fort désagréable) provient d’un/une qui se plaint que je n’aie pas répondu à deux commentaires qu’il/elle a faits sur mon blog (un participe passé en -ée me fait penser que c'est une femme).

 

Je réponds très rarement, c’est vrai.

Tout d’abord, c’est une décision personnelle.

Je critique assez les blogs où le/la propriétaire fait monter le taux de commentaires (et de lecteurs) en ayant un petit mot pour chacun -et autant de fois qu'il le faut sur la même note afin d'inciter à y revenir- pour ne pas ensuite aller faire de même.

Je trouve aussi que mes commentateurs ont libre parole et sont assez brillants sans que j’aie, sauf en de très rares cas, à devoir apporter le dernier mot.

 

Pour les notes très anciennes où quelqu’un, tombé là par hasard, pose une question il m’arrive parfois de ne savoir que lui dire.

Récemment une personne (était-ce ce/cette correspondant/e ?) est passée me demander sur un post de 2004 quelle différence je faisais entre Fetish (pas fétichisme mais bien Fetish) et BDSM.

Bonne question.

Mais que répondre ?

Pour moi, Fetish et SM n’ont strictement rien à voir.

Pour d’autres, si.

Commenter mon point de vue en argumentant me prendrait trois heures.

Je n’ai pas ce temps, désolée…

Il se trouve que je travaille.

Je vis aussi une vie en dehors de ce blog que j’essaie, autant que faire se peut, d’entretenir régulièrement.

 

Et le thème Fetish-SM ne m’inspirait pas non plus suffisamment pour que je lui consacre une note.

 

Je ne réponds pas non plus à la plupart de mes mails.

J’en reçois trop.

Comme Le Vicomte, il y a ceux qui me donnent l’url de leur blog.

Je ne trouve pratiquement jamais le moment propice pour aller les visiter sérieusement, c’est à dire lire dix, vingt pages de leur weblog. 

Navrée là encore.

 

Et quant à ceux qui me demandent des conseils, alors là, je refuse systématiquement d’en donner.

Il faut tout de même rester lucide. Je ne suis pas un oracle.

Et à moins de connaître quelque peu une personne, lui proposer un avis serait d’une imprudence coupable et d’une incroyable fatuité.

 

Je ne vais pas non plus clavarder sur MSN et sur le chat (on me voit sur Sensations quelques minutes une fois ou deux par mois lorsque je passe y découvrir leurs nouveaux artistes), je ne connecte personne.

Je ne donne pas mon téléphone.

En deux mots, je tiens un blog et n’ai pas à assurer ni le tea time entre "coupines" bobos ni un quelconque « service après vente ».

Tout ce que j’ai à dire et à partager est ici.

 

J’ai beaucoup parlé de temps. 

J’en ai besoin pour nous, pour moi, pour vivre.

Pour lire, regarder, écouter, admirer.

Il m’est aussi nécessaire pour « mon » BDSM.

J’ai moi aussi besoin de continuer à le construire, à le penser. J’ai moi aussi besoin d’évoluer.

 

Pour ce faire, je suis remontée aux origines, celles du débat.

Non plus sur l’espace d’antan mais sur un forum d’ailleurs où l’Aurora du weblog n’existe pas, où je ne suis qu’une participante parmi 400 autres.

Je sais qu’il n’en existe pas en France qui n’ait pas sa (ou ses) modératrice/s cinglante/s ou ses pompeux...trente intervenants.

Aussi, je vous invite à vous rendre à l'étranger.

 

Nous avons tous une langue que nous parlons mieux qu’une autre. 

Je lis l’espagnol sans pouvoir l’écrire et je peux cependant vous dire que là-bas aussi, les forums BDSM sont fort actifs et passionnants.

Idem en Allemagne.

Alors à tous ceux qui cherchent réponses, conseils etc. que je ne peux offrir, je ne donnerai que cette piste : allez vers les lieux où l’on est en grand nombre et frottez-vous vigoureusement à l’antagoniste.

C’est ainsi que l’on finit par se « sentir », par se « reconnaître » soi-même.

 

Si je n’étais pas retournée me « battre » sur un forum BDSM (parce que malgré ce que l’on -genre Le Vicomte- semble penser, je m’autocensure tout de même beaucoup ici), j’aurais fini par étouffer et il y a quelques mois déjà que je ne tiendrais plus ce blog…