BDSM, Fessée, Spanking, AURORAWEBLOG

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Le BDSM, c’est le consentement.

Ensuite, selon les gens, soit l’on vit cela en parfait respect du « Dogme » et il y a une notion de punition qui entre en scène, soit on s’assied sur les règles et tout est basé sur la complicité: la provocation tient alors lieu de briquet d’amadou lorsqu’on veut, loin des cuisinières à induction… allumer le feu !

 

 

« Il va t’en cuire » as-Tu dit.

Mais de quoi ?

D’avoir moqué en grands éclats de rire et imitations à l’appui Piaf et ses chansons qui Te plaisent mais qui ne sont jamais pour moi que du mauvais mélo, Piaf dont je n’aime ni la vie, ni la voix ?

 

Bah ! Si c’est pour cela, je veux bien y jouer au jeu de la cuisson.

D’autant que le gras-double insidieux sur mes hanches gagnerait, je le pense, à défaut de liposuccion aux avantages circulatoires d’une bonne fustigation.

 

Mais Tu ne l’entends pas ce soir de cette oreille.

L'instrument à lanières restera au placard.

Pour Toi, la cuisine est affaire de pleines mains, de pâte malaxée qu’on laisse reposer pour la reprendre à tour de bras.

Tu me rôtiras donc en mes parts callipyges.

 

Ça claque sec déjà.

Non, décidément, Tu ne serviras guère mes désirs de régime.

Tu ne fais pas dans l’allégé.

C’est dans le calorique que Tu excelles.

Et même le calorifère. J’en loue les vertus en hiver.

Du rouge pivoine au rouge brasier, la chaufferette embrase donc mes fesses.

Je rougeoie. Je poudroie (peut-être). Mais ne verdoie point.

Le roseau plie mais ne rompt pas.

Houla ! Nous voici bien si la coction d'Eros m'amène à divaguer !

 

Ça valse, ça dingue, ça valdingue à me tourner la tête…

« Tourner la tête » ?

Oh ! Non ! Pourquoi ces mots-là me sont-ils venus à l’esprit ?

 

Je suis folle. Voilà que j’en remets une couche.

Je devrais hurler de douleur, implorer grâce ou tout au moins mendier une trêve.

Et bien au contraire, j’entonne « Mon manège à moi, c’est Toi ».

Je ne sais plus si ce sont des rires qui me secouent ou des prémisses de sanglots.

 

Ce sont des rires même si j’ai les larmes aux yeux.

Et il n'y a pas qu'eux qui coulent!

C’est que Tu as redoublé Ta cadence.

Il faut dire qu’en plus, j’avais chanté faux!

Je ne sais jamais si Tu prends plus de plaisir en me faisant rire ou pleurer.

Je ne sais jamais si je prends plus de plaisir à recevoir ou à provoquer.

 

Tu parachèves Ton ouvrage d’un paraphe.

Deux coups de canne sur chaque miche rouge à point.

A me voir dans la glace, « Non, rien de rien, non, je ne regrette rien ».

Une jolie croix en biais comme sur le bon pain.

 

Mais histoire de biais(er) et maintenant que j’ai « payé »...

« La Môme », honnêtement?

Sans moi.

Tu attendras le DVD !