H COMME HUMILIATION ...

 

Jamais ça !

 

Et pourtant, je reconnais d’emblée que, oui, la plupart des membres du milieu SM pratiquent l’humiliation pour les uns, la désirent pour les autres…

Le mot en soi recouvre beaucoup de choses et de pratiques qui peuvent aller de la simple injure, en passant par la pose humiliante jusqu’aux « baraques de chantier » où la dame soumise est offerte à de nombreux inconnus.

 

Pour ma part, je n’ai jamais supporté d’envisager même la première étape, celle de l’humiliation verbale : c’est la limite que j’ai toujours posée d’emblée. Alors, le reste, n’en parlons même pas !

 

Je dois en cela aussi être très différente, un OVNI chez les SM …

Il me revient l’un des premiers contacts que j’eus sur ce chat où je devais plus tard rencontrer M. : un monsieur de ma ville m’y « accosta » en me demandant, après le traditionnel « Bonjour » quelles étaient mes limites. 

Lorsque j’indiquais en premier choix (sourire) « pas d’humiliation », il se lança dans une virulente diatribe…

Il ne connaissait pas UNE SEULE soumise qui ne souhaite pas être humiliée.

Il ne connaissait pas UN SEUL Dominateur qui ne connaisse pas son plaisir dans l’humiliation…

 

 

A ce que j’ai pu plus tard lire ici et là, je pense que bien évidemment quant aux statistiques il avait tort.

Mais un peu seulement. Car ces humiliations ( soyons clairs, je parle ici des « légères ») semblent en effet très prisées…

Je ne souhaite pas me hasarder à tenter de développer une explication qui relèverait d’un domaine analytique : de la soumission comme soupape…

 

Pour ma part, je connais parfaitement les causes qui me font envisager la soumission sans humiliation…

La mienne est un désir d’abandon et de dépendance, pimenté d’un plaisir certain trouvé dans la douleur… Je ne souhaite rien expier en faisant cela, ni me décharger de quelque poids trop lourd…

Donc c’est une recherche amoureuse et voluptueuse, avec une bonne dose de volonté d’esthétique de surcroît…

 

Voici pourquoi toutes les formes d’humiliation viendraient me tirer de l’ « état second » dans lequel ma soumission m’ emporte à chaque fois que nous nous aimons.

Et le réveil serait brutal…

Quant à M., si tout Maître est fier de faire céder peu à peu les limites de sa soumise, il a suffisamment de ressenti (et peut-être d’amour de moi ?) pour avoir compris que ce n’est pas en ce sens que le vent doit souffler…

Et je ne pense pas même qu’il prenne du plaisir à humilier en règle générale…

Nous sommes deux extra-terrestres qui se sont trouvés !

 

Et puis, pour conclure, je dirai encore que  la vie, le quotidien nous donnent si souvent l’occasion d ‘avaler des couleuvres, d’être justement dans la position de celui (ou celle) que l’on humilie pour que je puisse une seule seconde concevoir d’en faire un jeu érotique !

 

Jamais ça, donc….