TABLEAU DE PATRICK VICH   

                        

Je me sens si petite

Si démunie

Je me sens si fragile

Je me sens tellement …

Je me sens si…

 

Suspendue à un fil

Au-dessus de la vie

Un peu comme en orbite

Autour de mon aimant

Là où j’ai fait mon nid

 

J’ai des seins prisonniers

Des mains liées

Je suis une poupée

Que Tu peux habiller

Que Tu peux dénuder

Selon ta volonté

 

Je me plie, je m’obstine

A me vouloir muette

Tu me lies , je m’incline

Sans remuer la tête

Objet que l’on câline

Souveraine et sujette

 

Car je suis tellement

Car je suis si

Sans Toi Maître et Amant

Je me renie

J’ai besoin de ce temps

Qui nous unit

 

Besoin que Tu sois comme

Besoin que Tu sois tant

     Que Tu aies ces mains d’homme

Pour m’y tenir dedans

Libre mais prisonnière

Eternelle éphémère

 

Besoin que Tes épaules

Soient carrées et moelleuses

Quand Ta chatte qui miaule

Y vient en duveteuse

Pour que Tu la consoles

Et puis la rendes heureuse

 

Entre ces liens de nuit

Enserrant son envie

                                                 Sans gémir sans un cri

Ta féline se tend

     Elle se sent tellement…

Elle se sent si…