BDSM Dessous Rouges Premier de l'An Capodanno

 

Bon, Débile Superstition Mais...

 

Il ne faut pas croire que le BDSM protège de quoi que ce soit.

Il ne se porte pas comme un bouclier !!!

Ainsi, depuis plus d’un mois, je me pense « emmasquée » (porteuse d’un sort que l’on m’aurait jeté) comme on dit chez nous dans le Midi.

Tous les petits et gros malheurs du monde me tombent dessus au moment où je me voudrais sereine et paisible.

 

Le dernier, c’est que chaque jour, depuis la semaine dernière, l’avant-veille de Noël plus exactement, une abeille engourdie mais vrombissante et de très mauvaise composition déboule comme par magie chez nous et cherche à nous courser de toutes les manières : piqués subtils, cache-cache etc.

 

Une, ça va…

Sept, bonjour les dégâts !

D’autant plus que Petitou, comme moi, sommes gravement allergiques à leurs piqûres.

Et le fait devient peu à peu évident : il y a vraisemblablement un essaim qui s’est logé dans le conduit d’aération des fenêtres de la cuisine  et dont quelques ouvrières, moins avachies que les autres, ont été réveillées par le froid des derniers jours et ont tenté une sortie vers un lieu plus clément.

 

Or, les abeilles sont aujourd’hui « espèce protégée ». Les pompiers n’ont plus le droit de venir les déloger, pas plus que les entreprises de désinsectisation. On ne peut faire appel qu’à un apiculteur patenté qui, lui, viendra sauver et récupérer l’essaim.

 

Vu sa situation dans notre domicile, pas l’un d’entre eux ne veut se déplacer : il faudrait d’abord, pour s’assurer de sa venue, arracher la tapisserie qui recouvre cette partie du mur, démonter le conduit et localiser nous-mêmes l’essaim, lui apporter chez lui quelques spécimen que nous recueillerions alors (oui, oui, une opération du tonnerre !)  afin qu’il soit certain que ce sont bien des abeilles à miel et non de vulgaires abeilles improductives dont il ne s’occupe pas car il n’en a point…l’usage !

Si je n’applique pas ce « cahier des charges », pas d’apiculteur, pas d’enfumage, pas de possibilité de se débarrasser de l’essaim.

 

Et même avec tout ça, les apiculteurs ayant d’autres travaux saisonniers (ils ne peuvent vivre que de leurs ruches), ils ne sont pas actuellement disponibles car ils sont serveurs ou autre dans les stations de ski.

Rien à l’horizon avant le mois de mars….

 

Mars ?

Date de la sortie des abeilles de leurs essaims et moment où elles risquent de nous envahir tout à fait en quelques heures et par centaines !

Résultat : Le monsieur me donne le conseil de …garder mes abeilles jusqu’à son retour en mars. Et là, de respecter à la lettre les modalités indiquées plus haut sinon rien…

 

Bref, si vous avez (si j’ai) un essaim d’abeilles, personne ne viendra jamais me l'enlever et de plus, si je fais quelque chose d’interdit contre elles (genre les occire moi-même, je me demande bien comment d’ailleurs), je suis passible de la même peine que si je m’étais attaquée à…. un ours, m’a dit, d’un ton menaçant,  le bon protecteur des insectes et non des hommes.

 

Parfois, la docile soumise que je suis se sent devenir sadique par la pensée.

J’ai des fantasmes d’apiculteurs tout nus et recouverts de miel attachés dans un arbre !

 

Aussi, je me retrouve à vous dire, comme l’an passé, que je vais au matin du premier janvier (Capodanno), reproduire la stratégie superstitieuse italienne du porte-bonheur pour toute l’année à venir : revêtir des dessous rouges jamais portés afin qu’ils éloignent les mauvais esprits.

Même Petitou a eu droit aujourd’hui à l’achat  d’un petit slip neuf écarlate et rutilant : si ça marche pour les femmes, ça doit marcher pour les garçons !

Et sus au cauchemar !

 

M. fera comme il voudra, je sais qu’il n’aime pas le rouge pour les sous-vêtements féminins.

Alors, pour lui, je ne vous dis pas….

Mais s’il se désolidarise, je crains fort qu’un de ces quatre matins un « Bzzzzz » sinistre ne soit pour lui !

 

 

 

PS : Et une autre colère chez Oiselle…

http://www.u-blog.net/oiselle/note/23