Philippe Noiret 1930-2006

                                                                     Photo © ???

  

Il n’y a aucune tentative de filmographie de Philippe Noiret ici (certains me reprocheront à juste titre de ne pas avoir parlé du « Vieux Fusil », de « Zazie dans le métro » ou de …), pas même l’idée d’une chronologie dans les titres qui émaillent cette note.

Philippe Noiret, homme débonnaire, acteur hédoniste, a traversé bien longtemps nos écrans en les impressionnant de multiples manières.

Il nous a émus et émerveillés, il nous a aussi fait rire ou pleurer.

C’est à ce titre qu’il nous aura appartenu à tous/tes.

Que chacun, à l’heure du départ, retienne ce qu’il a préféré…

 

 

Il en aura incarné de beaux rôles, Philippe Noiret, qui savait jouer sur tous les registres et qui s’est trouvé, à la bonne heure et au bon moment, juste au confluent entre le cinéma français et le cinéma italien quand tous les deux étaient au maximum de leur splendeur.

 

Je vais garder, intacte dans ma mémoire, sa voix. C’est ce qui ne m’abandonne jamais de ceux qui s’en vont et la sienne était vraiment belle.

Et quelques rôles ou films parmi tant d’autres parce qu’ils ont valeur de symbole dans ma propre histoire…

 

Avant tous, Le Régent de « Que la fête commence » de Bertrand Tavernier que j’avais il y a des années longuement évoqué sur cette note,  puis l'ensemble des autres films faits avec le même cinéaste pour leur indicible nostalgie ainsi qu' « Un taxi mauve » de Boisset, « J’embrasse pas » de Téchiné, sans oublier l’un des Robbe-Grillet, « Le jeu avec le feu »*…

 

De l’autre côté des Alpes, cette  « scandaleuse »  et métaphorique « Grande Bouffe » magistralement cuisinée par Ferreri, le poignant « Les lunettes d’or » de Giuliano Montaldo, « Le désert des Tartares » de Valerio Zurlini, « Mes chers amis » de Monicelli, « La famille » d’Ettore Scola et encore, bien sûr, « Cinema Paradiso » de Giuseppe Tornatore …

 

Et deux perles comme deux larmes : « Pile ou face » de Robert Enrico et « Le facteur » de Michaël Radford…

 

Enfin, puisqu’on dit que le spectacle continue, « Père et fils » de Michel Boujenah, simplement parce qu’il le tourna avec, comme « fils », l’un de mes camarades de classe présent lors de cette fameuse séance pédagogique sur Philippe d’Orléans et lui-même devenu aujourd’hui l’un de nos acteurs les plus intéressants…

 

 

 

 

*La troublante Anicée Alvina, qui fut sa partenaire dans ce long métrage de 1974 à caractère très « sadien » comme toujours chez Robbe-Grillet est décédée ce 11 novembre à l’âge de 53 ans.

Le metteur en scène Francis Girod faisait dans ce même film une participation comme acteur.

Il s’est éteint à Bordeaux, en pleine réalisation d’un téléfilm sur l’affaire Alègre, la semaine passée.

Ce mois de novembre est une hécatombe pour le cinéma…