Nagii Noda

                                                        Photo © Nagii Noda

 

 

 

Sur un forum, qu’il soit ou non BDSM, c’est avec une semaine de recul que l’on peut se rendre compte de la « teneur » qui se dégage des réponses.

C’est la date que j’ai donc respectée pour venir vous dire ce qu’a donné chez mes BDMeurs italiens celui où j’ai posté « Les 12 règles de la soumise » et « Les 9 degrés de soumission » (ce dernier texte est ici en français sur mon blog depuis très longtemps, traduit d’après le texte de Diane Vera.)

 

Donc, les 12 règles dont nous avions fini ici par attribuer le « copyright » à Mastermind (avec quelques voix à Maître Yoda pour la « rédaction » et le « style » dignes des "Dix Commandements") n’ont eu aucun succès.

A dire la vérité, j’en étais quasi certaine. Ce n’était pas assez américain !

 

Comme je me doutais de la suite.

« Les 9 degrés de soumission » ont soulevé un vent de folie chez les soumises/esclaves qui se sont immédiatement manifestées, sans esprit critique aucun (Ah ! Les femmes ! Dès qu’il s’agit de nombril !), pour faire part du « gradin » où elles se situaient ou bien où leur « Maître » les avaient situées.

Vous l’aurez déjà tous deviné : elles sont toutes sur l’avant-dernier à l’exception de l’une d’elles qui, étant la première à avoir posté, avait seulement revendiqué l’antépénultième!

 

Du coup, il m’a été demandé de donner aussi les « degrés du dominant » qui sont, comme tout le monde le sait, eux, au nombre de huit.

Je me suis exécutée de bonne grâce : j’aime bien mes amis italiens…

Les « Maîtres » transalpins seraient-ils plus raisonnables que leurs compagnes ?

Le texte les a fait sourire et aucun parmi eux ne s’y est reconnu, toute made in US qu’en soit la provenance.

Pour une fois, je ne les accuserai pas de s’être cachés par couardise : le texte  est vraiment, comme ils l’ont fait unanimement remarquer, très schématique (celui concernant les soumises l’était aussi mais elles ne s’en sont pas aperçues, prises à leur miroir !).

 

Bien que peu coutumière du fait (un texte qui n’est pas de moi), je vais donc le publier aussi ici ce soir.

C’est notre traduction personnelle, elle est fatalement très approximative et réduite (vu notre anglais!).

Vous pourrez toutefois, si vous le désirez, la comparer avec son original qui se trouve et vous apercevoir que le texte n’est pas signé mais indiqué comme anonyme.

Ceux qui visiteront l’ensemble du site et qui sont anglophones y trouveront du très bon comme du très mauvais à mon sens.

Il plaira dans son ensemble aux « puristes » du BDSM.

Il « grattera » parfois ceux qui sont comme moi mais il est, après tout, une source de documents qui mérite d’être citée…

 

Les « 8 degrés de Domination » donc et…vos commentaires, bien sûr, si vous jugez bon d’en laisser…

 

 

 

1° degré :

L'amoureux non-dominant : 

Il n’est pas dans l’échange de pouvoir ni dans le contrôle et ne donne pas d’ordres. Il apprécie seulement l’intensification de sa sexualité que lui apporte la mise en scène BDSM. Il se sent conforté dans ce jeu si la partenaire en tire du plaisir.

Il n’essayera pas de nouvelles pratiques sans en avoir auparavant discuté avec elle et être certain que cette dernière appréciera ce changement.

Son plaisir est avant tout axé sur l’activité sexuelle et non pas sur la « fessée » ou le contrôle de l’autre.

 

 

2 ° degré :

Le jeu de rôle dominant mais pas maître :

Très souvent, il trouve ses partenaires sur le Net. Il sera dominant et semblera être capable de tout contrôler. Il aimera jouer des rôles : sur le registre de l'humiliation, sa « soumise » devra le servir, se mettre à genoux ou agir comme il veut. Il aime « former » de nouvelles soumises. Il se sent ainsi sûr de lui malgré son peu de connaissance du D/s. Il ne forcera pas la soumise dans ses limites, sauf dans une relation de cybersexe.

Ce type de « dominant » se vantera des esclaves qu’il a eues et de celles qu’il a formées.

 

 

3° degré :

Le jeu de rôle dominant/maître :

Il aime jouer au « maître » qui contrôle le jeu. Il veut que sa « soumise » porte un collier avant même qu’un premier rapport soit établi. Dans les conditions qu’il aura dictées, il se fera servir et la soumise devra satisfaire à ses besoins.

Il ne se préoccupe absolument pas de la progression de sa soumise. Il ne donne que rarement des « exercices » et même dans ce cas, le feed-back est minimal.

Et s’il est dans un registre de contrôle et de domination, celui-ci ne servira pas à faire progresser la partenaire.

 

 

4° degré :

Le véritable dominant non-Maître:

Il contrôle et commande la soumise mais à titre provisoire et dans les limites convenues. La différence avec le précédent c’est que celui-ci sait que le pouvoir vient du sujet soumis. Il est habituellement excité d’être servi sexuellement. Il n’éprouve pas de satisfaction à forcer la soumise. Il met plutôt leurs jeux en scène dans les limites définies. Et bien qu’il cherche son plaisir dans la domination, il est certain que sa soumise y trouvera elle aussi et grandement le sien. 

 

 

5° degré :

Le véritable dominant maître de jeu :

Il prend aussi le contrôle mais c'est une habitude provisoire et dans des limites consenties. Il éprouve de la satisfaction d'être servi. Il met en scène, en jouant sur la soumission de sa partenaire et la douleur légère qu’il lui apporte.

Malgré cela, il ne va pas assez loin pour libérer des endorphines chez la soumise. Il tire plaisir à être à l’origine de la douleur et non de ce que peut éprouver cette dernière.

S’il contrôle la soumise, il ne contrôle pas la « séance »  et celle-ci se terminera au même niveau d’intensité qu’elle avait commencé.

 

 

6° degré :

Le maître dominant non engagé dans le temps :

Il domine le rapport, mais peut avoir convenu de limites. Il veut être servi par la soumise tant dans les activités érotiques que non-érotiques. Dans les limites consenties, la soumise doit satisfaire à ses besoins et ses désirs. Il donnera des taches à exécuter à sa soumise sans pour autant se préoccuper de leur accomplissement.

Il jouera le rôle du dominant seulement quand il sera dans l'humeur de le faire. Le jeu de rôle peut durer plusieurs jours («Maître le week-end seulement ! ») mais en conservant, pour chacun, la liberté de renoncer à tout moment. Cette durée est habituellement définie par les contraintes du temps qu’ils peuvent passer ensemble. Lorsque la relation perdure, il a toujours une bonne raison pour que celle-ci ne soit pas à plein temps

 

 

7° degré :

Le vrai maître à temps partiel :

Dans la relation « Maître/esclave » en cours, il considère sa soumise comme sa propriété exclusive à plein temps. Il cherche à distinguer ce qu’elle veut et/ou a besoin et souhaite que sa soumise « grandisse ». Habituellement il règlera les détails de la vie courante de sa soumise (taches à exécuter, vêtements à porter, etc…). Il consacre la majeure partie de son temps à ses divers engagements mais réserve le maximum de son temps libre à sa soumise.

Ses mises en scènes ont pour but de faire progresser sa soumise. Il contrôle les réactions de la soumise, en observe constamment les changements physiques et maîtrise la progression de l’action en fonction de la libération des endorphines pour l’amener dans le « subspace ». Il a à cœur de l’accompagner dans « son retour » et se préoccupe alors de ses besoins.

 

 

8° degré :

Le maître à plein temps :

Il  a le contrôle total du rapport mais pense aussi au bien-être de l’esclave. Les limites posées sont considérées comme des occasions de faire progresser la soumise par des « devoirs » à exécuter dans le cadre de la relation

Il considère sa soumise comme un bien précieux et consacre du temps à la façonner, « la polir » par la formation. Au quotidien même si son rôle est semblable au « mari vanille », il demeure le gardien de la relation et le garant du bien-être de la soumise.

En raison de l’échange total de pouvoir, celui-ci s’étend sur les différentes facettes de la vie de l’esclave (physique, émotionnel et mental). Une relation de ce type est habituellement définie beaucoup plus soigneusement que le mariage traditionnel.

Souvent un contrat est signé spécifiant la durée du contrat, les règles à respecter par l’esclave. Ce contrat est normalement basé sur les règles de D/s dans des termes qui seront agréés  par les deux protagonistes. Il contiendra aussi les modalités de progression de la soumise.

La rupture du contrat ne peut intervenir que par le fait du maître qui peut aussi le renouveler lorsque le contrat arrive à expiration.