Photos 1 et 2 © Balenciaga™ et Don Ashby

 

                      

                                                                      Photo 3 © Chloé™

 

 

 

 

Il y a quelques mois, je vous présentais ici une note  sur les « Punitive Shoes » BDSM, extraordinaires modèles que je vous invite à aller admirer à nouveau.

Punir avec des chaussures, ma foi…En espérant que « The Punisher » paye la paire, pourquoi pas ?

Je ne puis commenter cela que par deux vieux adages « Tous les goûts sont dans la nature » et « J’aurai tout vu… ».

 

Question de voir justement, quelle ne fut pas ma surprise, en ouvrant le magazine « Elle » de ce lundi matin qui fait la part belle aux accessoires de mode pour l’hiver, de découvrir que la pompe sera compensée ou ne sera pas.

Et pour de la compens-(sens)-ation, c’en est bien. Plus compensée que ça, tu meurs…

 

Mais à bien les regarder, celles-ci (je vous en ai mis quelques exemples ci-dessus en provenance de chez Balenciaga et de chez Chloé) ne sont pas sans reprendre exactement formes bizarroïdes et hauteurs vertigineuses des « chaussures de punition »…

Sauf que là, c’est le détail « in » perso par essence à adopter de par soi-même et que celle qui les portera va devoir ouvrir toute seule son porte-monnaie et assumer.

 

Assumer quoi ? Un zeste de masochisme qu’il faut pour coller ses pieds là-dedans (parce que même si c’est la mode, bouh que c’est laid !), un risque de découvert bancaire (adrénaline assurée) et une possibilité d’accidents physiques multiples.

Fashionista, BDSMeuse qui s’ignore ? J’y crois.

 

Finalement, avant de porter des « compensées », il serait bon de se demander ce que l’on « compense »…

Et de quoi l’on se « punit ».

Parce que sincèrement, là, le fameux « Il faut souffrir pour être belle » de nos aïeules ne passe pas.

Il y a quelque chose de moins clair dans le fait d’accepter de martyriser ses orteils, ses chevilles, dans de pareils brodequins dignes de l’Inquisition…

Même au nom de la mode.

Même si on est Fonelle et Bianca (personnages fictifs d’une page d’humour de « Elle » mettant en scène deux « Précieuses Ridicules » made in 2006 qui ne « vivent » (ou croient vivre) que par objets « branchouille », vêtements dernier cri et fréquentation de « people » interposés).

 

D'ailleurs, les chroniqueuses de « Elle » concluent :

 

« Pour choisir vos compensées, privilégiez l’équilibre, sinon c’est patatras !

Il faut que le coup de pied soit parfaitement maintenu car vous pouvez frôler les 18 cm de dénivelé. Préférez les brides et les sangles bien larges pour parader sans douleur et sans risque. ».

 

Brides, sangles, douleur, risque…

Pour « parader ».

C’est le pied, quoi !

Mais avec nos mots de masos.

 

 

 

 

 

PS : Et quelque chose d’autre à picorer chez :

http://www.u-blog.net/oiselle/note/5