L’auberge faisait grise mine.

De sa réputation d’antan

Ne restait que le nom, ultime

Rempart pour abriter " du vent ".

 

La main à l’escarcelle,

Il amenait sa belle,

Prendre la température

Pour une soirée future.

 

« Mais Monsieur ! Vous n’y pensez pas

Enlevez-moi vite cela !

Même si elle est d'alpaga,

Gardez votre veste pour un repas

Au coin d’un feu de bois !! »

«   Mais moi, je ne viens pas dîner,

Je viens pour ramoner. »

 

« Ah non ! Ici, pas de ça !

Si vous allez en bas

Il faut enlever le haut,

Ne jouez donc pas les BoBo !

Car ici, en bas,

Il n’y a que les bas

Sous les porte jarretelles

Des belles demoiselles. »

 

Alors, défrisé, dépité, déçu

Se disant qu’on ne l’y prendrait plus

Voyant qu’il n’entrerait pas

Le monsieur s’en fut,

Se la mettant sous le bras...

Pas le reste!

La veste !

 

C’est ce qui s’appelle en prendre une,

Au sens propre comme au figuré,

Un soir de pleine lune.

Il s’était pourtant bien rasé.