G COMME GAULTIER ...

 

Soyons tout de suite d’une clarté limpide : Jean-Paul Gaultier n’a, à ma connaissance, rien à voir, de près ou de loin avec le BDSM.

Il y a en revanche des mois ( c’était donc déjà le cas au temps d’’AURORAOULEWEBLOGVOLE ) que je cherchais avec toute mon énergie la photographie de l’une de ses créations, cette robe en l’occurrence, afin de vous raconter une petite anecdote s’y rapportant…

 

J’aime les vêtements de Jean-Paul Gaultier, je n’en ai jamais portés, ils ne sont pas envisageables au vu de mon budget mais j’ai un œil toujours chaleureux sur ce qu’il créé….

 

Il y a maintenant environ trois ans, à l’époque où la photo de cette robe ornait toutes les revues féminines, il m’était arrivé de me rendre, accompagnée (mal accompagnée disons-le), dans un club SM…

 

Ce soir-là, je fus subjuguée par un couple : le monsieur, à l’aide d’un petit bougeoir de terre avait réalisé sur son épouse des dessins à la cire colorée qui reprenaient presque la dentelle de cette robe.

Le résultat était splendide, je vous en donne ma parole !

 

Mes yeux étaient si pleins de convoitise que ce monsieur s’adressa à mon « accompagnateur » d’alors pour lui demander s’il autorisait que je reçoive moi aussi une part de cette « dentelle »… Ce ne fut pas évident puisque la personne qui était ce soir-là mon sigisbée ne voyait pas en quoi cela pouvait lui profiter à lui et ne trouvait pas la compagne de l’autre assez à son goût… De plus, comme je ne suis pas bi, toujours la même histoire : pas de spectacle pour lui en perspective… Il eut souhaité que nous « échangeâmes » avec un autre couple, tout à fait banal dans leurs pratiques, mais dont l’élément féminin était une très belle jeune personne à la peau noire, couple qui, de plus, précisons-le, lui, n’était demandeur de rien…

 

Bref, une situation inextricable si l’une des personnes qui géraient ce club à cette époque n’avait fait de manière très discrète une réflexion sur « les règles » qui était que l’on devait laisser l’autre découvrir de nouvelles choses si cette autre le désirait et qu’on ne pouvait le lui apporter soi-même…

 

En un mot, il faisait remarquer à mon accompagnateur qu’il était clairement visible que moi, j’avais envie de cet « ornement » de cire et que s’il ne savait utiliser le bougeoir lui-même, et bien , qu’il le laisse donc à cet autre homme qui, lui, savait s’en servir…

 

Savoir est une façon de dire… Vous allez me comprendre bientôt…

Bref, je finis par avoir ce soir-là mon dessin de cire sur les fesses et cela sans la moindre douleur (j’insiste bien), seulement de fulgurantes sensations cuisantes au passage.

J’ai toujours gardé de cette expérience, un souvenir émerveillé et j’en ai parlé de très nombreuses fois avec M.

Nous avons nous-mêmes joué parfois à la bougie mais plus jamais moyen de réussir des dessins…

??????

 

Il y a quelques semaines, M. et moi, avons, par le plus curieux des hasards, dans un autre club, rencontré ce fameux couple. Ils jouaient toujours aussi joliment au jeu de « la bougie de toutes les couleurs ».

Comme ce sont des gens exquis, comme entre temps j’ai, comme vous le savez, changé ma destinée de mains ( sourire), nous leur avons demandé leur secret…

Et bien, c’est tout simple, c’est la composition de la bougie, les pigments qui la colorent qui sont le vrai secret :  celui de l’épaisseur des traits qu’elle peut dessiner mais aussi celui de la douleur tout à fait supportable que nécessite ce long travail, véritable tatouage vivant.

 

Et comme ce monsieur possède l’ exclusivité de ces bougies et bien…. nous avons trouvé un « fournisseur » et M. peut être désormais mon Jean-Paul Gaultier personnel pour d’éphémères robes du soir qui me vont à ravir….