J’étais sur le point d’écrire qu’il n’est pas facile de revenir ici, un peu comme de rentrer au bercail ou de rentrer tout simplement.

 

Mais ce n’est pas vrai.

C’est cependant la première fois que des vacances me laissent aussi longtemps absente de ce lieu sans qu’il ne me manque.

 

J’y reviens pourtant aujourd’hui raconter mes histoires.

Le faire dans cet endroit qui est une maison pleine de vents coulis, d’injustices, d'oublis. Mais une maison.

Il n’y a qu’ici que je puisse dire combien j’aime et qui j’aime.

 

Les noms, les faits, les lieux, les circonstances ne devraient pas être « choses » de blog.

Elles le sont toutefois.

Dans ma maison.

Parce qu’elles ont une saveur qui sent bon. Parce qu’elles font du bien.

Ici tout est promesse, viatique.

Ecrire « Je suis heureuse » fait peur. Je l’écris cependant parce que c’est la vérité.

 

Il y aura désormais dans cette maison, souvenir de ce bel été, un tableau lumineux pour éclairer les jours les plus obscurs.

Son rouge mettra le feu aux murs…

 

Entrons en nous tenant par la main, le côté gauche du cœur battant très fort.

Lentement, étendons nos jambes sur le divan, l’un à côté de l’autre et feuilletons ensemble cet album de photographies liquides, cet album de photographies d’été que nous tenons à quatre mains…