Image © Ray Moore and Lee Falk.

 

 

Que celui/celle qui n’a pas dû, pour raisons familiales impératives, se taper une séance de « Superman returns » me jette la première pierre.

Deux heures (presque trois), c’est long. Et une fois que l’on s’est demandé ce que Kevin Spacey vient faire dans cette galère ou comment « ils » ont osé faire réapparaître Marlon Brando, ça devient difficile de s’accrocher.

Alors, on rêve…

 

Comme super-héros, je prendrais « The Phantom ».

Celui qui fut créé par Ray Moore et Lee Falk aux belles années trente.

Son noir et blanc, en somme, me convient à merveille.

Et si je le choisis, bien qu’il ne vole pas, n’ait pas de batmobile, ni de fils d’araignée, c’est qu’il a plus encore car lui est immortel.

 

Le fantôme, ce soir, entrerait dans ma chambre.

Il viendrait m’expliquer son antienne précieuse, celles de  ses deux bagues : la litanie classique du Bien et puis du Mal.

Mais il fait chaud la nuit. Et comme il parle anglais, je ne comprendrais rien…

 

J’en aurais des vapeurs à l’écouter causer.

Cela l’énerverait, pas trop, un peu quand même.

Avoir fait ce chemin de la jungle lointaine pour trouver une fan, certes, mais assoupie, il y a là de quoi échauffer un héros.

Et comme il ne sait pas qu’il est une BD et que je suis SM, cela ne favoriserait pas non plus le dialogue.

 

Mais l’on est dans un songe. Mieux encore, un fantasme.

Mon sérieux cagoulé déciderait alors que si je suis si sotte, il convient à cette heure de marteler les mots au plus net de ma chair afin que mon esprit retrouve sa clarté.

 

C’est ainsi que « The Phantom » en ce mois de juillet m’honora oniriquement d’une…belle fessée !

Cela fit un peu d'air dans la chaude soirée car il allait bon train.

Torride cependant pour moi mais...différent!

La canicule, enfin, changeait son épicentre.

 

Je ne m’en plaignis point, ne le racontai pas et si j’en garde encore quelque trace cuisante, c’est que sa main, ma foi, était bien de ce monde !