Fresques érotiques Terme Suburbane Pompéi AURORAWEBLOG

                              Photo des Fresques des Terme Suburbane, Pompei.

 

 

 

Eté, saison érotique.

La presse le sait bien.

Chaque année, elle nous livre le pire comme le meilleur.

On penchera du côté du meilleur.

Après les « Cahiers » du quotidien Libération l’an passé, c’est l’hebdomadaire Marianne qui se lance avec, dans son numéro de ce jour (No 481), le premier de ses huit articles consacrés aux « Textes érotiques ».

Et ça démarre très fort avec Catulle, joliment nommé  par le journal « le Rimbaud de Vérone », que l’on se prend à regretter d’avoir oublié depuis que nous avons terminé nos « humanités »…

Parce qu’il n’y a pas que le BDSM pour me faire vibrer, je ne résiste pas à vous livrer l’un des morceaux choisis publié par le magazine, en vous conseillant vivement de vous le procurer pour y découvrir un Catulle quelque peu… inattendu.

 

XXXII ( Extrait de « Le Livre de Catulle de Vérone », présentation, annotations et traduction de Danièle Robert – Editions Actes Sud)

 

J’aimerais, toute douce Ipsithilla,

Mes charmantes jouissances, mes délices,

Qu’à midi tu m’invites dans ta chambre.

Et si tu m’y invites, sois gentille,

Ne mets pas le loquet contre la porte,

N’essaie pas de sortir avant que j’entre

Et attends, bien au calme, dans ta chambre,

Prête à être foutue neuf fois de suite.

Mais alors, que ce soit à l’instant même,

Car, repus, reposé, la panse pleine,

Je transperce déjà tunique et cape. »

 

 

Pas si fous que ça, ces Romains, hein ?