BDSM Soubrette Forniphilia AURORAWEBLOG

                                                             Photo © ???

 

 

Depuis leur période pré-électorale, je lis les blogs italiens.

Dans l’ensemble, il sont pareils aux nôtres, développent les mêmes thèmes, chacun avec sa  touche perso.

Evidemment, un jour, j’ai fini par trouver les blogs BDSM.

Contrairement aux forums transalpins où se déroulent de très âpres discussions et où l’on exprime son opinion avec force quel que soit le côté du manche où l’on se trouve, les blogs eux reflètent la vision du BDSM la plus traditionnelle qui soit.

C'est étonnant mais c'est ainsi.

Est-ce parce que le forum relève de l'agora et le blog de l'intime? Mais alors, où les gens sont-ils le plus sincères?

C'est une trop vaste question pour la traiter ici ce soir.

J'ai bien une idée là-dessus (qui vous surprendrait sûrement) mais je la garde pour un post à venir.

 

Le blog BDSM italien donc.

Règles, éducation, punitions pour le dire en trois mots.

Déjà, chez eux, les mots pour désigner les « partenaires » sont bien plus rigides que chez nous et enferment encore plus dans le carcan du rôle: « schiava/Padrone » (esclave/Patron au mot à mot).

Je n’ai rencontré le terme de « sottomessa » (soumise) qu’une seule fois et encore la blogueuse avait-elle vécu en France.

En fait, les « esclaves » italiennes paraissent très heureuses au travers de leurs blogs et je n’en connais pas une qui marque une once de dissidence. Ce serait plutôt des blogs des « Patrons » que viendrait parfois à s’élever quelque questionnement…

 

Mais là n’est pas mon sujet.

Vous l’avez sans doute deviné, on en vient à…dimanche.

Oui Da !

Les Italiens de sexe masculin, BDSM ou pas, sont des « tifosi », des supporters à faire pâlir les plus acharnés des nôtres.

Si certains s’étonnent en France de l’ardeur que mettent les foules à fêter les victoires des « Bleus » dans les rues, ils n’imaginent pas l’ampleur que cela prend en Italie.

 

Aussi, quelques « esclaves », dans leurs notes de ces derniers jours, ont-elles relevé ce tintamarre qui les empêchait de dormir jusqu’à des heures avancées.

Elles ne mettaient pas en cause leurs « Patrons », c’étaient des réflexions d’ordre général.

Elles ne jetaient même pas (hélas ! ndlr) l’anathème ou le mauvais sort sur la « Squadra Azzurra ».

Certaines se sont seulement  risquées à ironiser sur l’infantilisme qui amenait 22 joueurs à se disputer ainsi une seule balle (ou « boule », ou « c…..e », même traduction pour les trois substantifs d'où le jeu de mots)…

 

Les voici donc punies.

Puisqu’elles n’ont pas su être « supporter », on leur demande, dimanche, de « soutenir ».

Physiquement.

Les fesses de l’une seront donc « coussin » durant toute la finale.

Le dos de l’autre servira de « plateau-télé ».

Et ainsi de suite.

Du bon usage de la « fornophilie »…

On leur souhaite charitablement qu’il n’y ait pas de prolongations (je me le souhaite aussi avec la même charité bien ordonnée puisque j' espère que les Bleus auront gagné avant ! ndlr).

 

Bon, bref, j’aurais pas pu.

Ni avoir un « Patron », ni être punie, ni « soutenir » de cette manière.

Ce ne sera donc pas ma moitié italienne qui scrutera l’écran dimanche car quitte à « soutenir », je préfère le faire moralement.

Je crierai donc « Allez, les Bleus ! » silencieusement pendant au moins 90 minutes car tant que la dernière seconde ne sera pas passée, j'aurai peur de la guigne, de la scoumoune, des corbeaux...et des renards!

C'est qu'étant à cinquante pour cent italienne, je ne suis  pas superstitieuse mais...

 

 

 

 

 

PS : Du coq à l’âne mais toujours au sujet de « soutenir ».

François Bayrou soutient le recours du PS contre la Loi Dadvsi au Conseil Constitutionnel.

Preuve -s'il en fallait une de plus-  que cette loi est définitivement à combattre.

On peut encore signer ici.