John Galliano pour Dior Défilé 5 juillet 2006

                          John Galliano pour Dior hiver 2007

                           Défilé hiver 2007 Galliano chez Dior

                          Galliano Dior Collection winter 2007

                                                Photos © Vogue.com

 

 

 

Le BDSM a un « dress-code ».

C’est vrai.

Il l’oublie la plupart du temps et il fait bien.

Mis à part quelques acharné(e)s du latex qui vivent leur passion « alla lettera », je n’ai rencontré que des déclinaisons ultra-sexy de l’incontournable noir au cours de mes incursions nocturnes.

 

Et on comprend.

Qui cliquera sur le Net n’importe quelle adresse de boutique de vêtements BDSM reculera d’effroi : c’est laid, de mauvaise facture et sans imagination. A part les accessoires, c’est pur sex-shop comme genre.

Et les accessoires ? Bien obligés de faire dans le mille (menottes, pinces etc.) mais, côté qualité, à côté de la plaque.

Une ceinture de chasteté par exemple. Ok, ça fait Moyen Age pour qui se gargarise à seulement prononcer la formule magique (je n’en fais pas partie) mais le look de celles vendues aujourd’hui serait plutôt Moyen-Moins.

 

Il faut beaucoup de goût, de sens du détournement, pour dépasser tout ça et se créer son propre style.

Ce serait bien plus facile si l’on était riches.

Les thématiques BDSM, on les retrouve saison après saison majestueusement exploitées dans la Haute-Couture.

Depuis qu’il est « chez » Dior, John Galliano en joue à fond l’air de rien.

Le défilé d’hier pour l’hiver 2007 en est une nouvelle fois la preuve.

A défaut d'avoir les moyens, on pourra y « piquer » des astuces à mettre à la portée de notre propre créativité « à l’aiguille ».

 

Vous voyez ci-dessus mes quatre as de la collection.

 

1) Rouge et noir. Brillant, luisant, craquant. Bondage-style par les courroies qui enserrent le buste.

Je n’hésite pas. Number One.

Même la jupe me plaît. Le chapeau et les gants un peu moins. Mais bon….

 

2) En faisant abstraction une seconde fois du bibi, voici le numéro deux : belle interprétation des enveloppements sous cellophane. Certes la jupe est trop large mais la taille très efficacement serrée. Et puis, il y a vraiment de l’idée… là-dessous !

 

3) Troisième sur le podium, la vision « gallianesque » de la femme mi-guerrière rebelle, mi-croisée dans son armure (tiens, pour ce qui est ceintures et chasteté, on a ici le chic et le choc !), la soumise « forte »,  fantasme d’une « fraction » d’entre nous, ceux et celles qui ont sur leurs blogs BDSM des images de Luis Royo (j’en ai, j’en ai).

 

4) Quatrième et donc outsider, moins spectaculaire que tout le reste mais ce qui sera sans doute le plus facile à réinterpréter perso.

Double hommage : celui au bandeau, même s’il n’est ici que maquillage et surtout au noir indispensable.

De cette parure, on garde presque tout (sauf la tunique de « poils » que l’on remplace par ce qu’on veut) et on est dress-code avec classe grâce à ce brave John qui, lui, a clôturé son défilé en se présentant habillé en cosmonaute !

 

Bah ! On s’envoie en l’air comme on veut, non ?