BDSM and music AURORAWEBLOG  

                                                     Photo © Paul Churchman

 

 

 

Je m’aperçois que je n’ai jamais écrit sur « Musique et BDSM ».

Solstice et Fête de la Musique étant les joies du jour, c’est l’heure de réparer.

 

Il se trouve que le BDSM a ses « hits », c'est-à-dire les musiques qui aident les pratiquants à atteindre le nirvana.

Rapide sondage fait ( les forums évidemment) la chose est claire. Ce sont les quatre mêmes noms qui reviennent.

D’abord, en tête du palmarès : Era et Enigma. Je ne connais pas.

Enfin si, je dois connaître pour avoir un jour ou l’autre entendu d’une oreille dans ces soirées qu’on dit « publiques » mais, et vous le comprendrez plus bas, je n’ai pas imprimé.

Vangelis ensuite. Lui, je le connais. J’ai beaucoup écouté il y a des lustres.

Je me demande ce qu’il vient faire là mais je comprends ces temps-ci qu’il y a des choses sur lesquelles je ferais bien de ne plus rien me demander du tout !

Enfin, tout récemment, les BDSMeurs ont eu un engouement pour Carlos Peron.

Comme il le leur rend bien, ça n’a rien d’étonnant.

J’aime moi aussi Carlos Peron. Mais quand je lis, par exemple.

 

Alors, il est où le cactus?

Vous piqueriez-vous de le savoir? (comme disait le Jacques auquel j’adresse une pensée de bonne randonnée éternelle dans les étoiles ici.).

 

Le cactus est tout à fait personnel.

J’adore la musique. Chez nous, il y en a du matin au soir.

Mais j’en veux pas dans mon BDSM !

 

Comment dire ?

Bien sûr j’ai, dans une préhistoire désormais indatable au carbone 14, eu mes premiers ébats « vanille » à presque 19 ans (ben, non, je n’étais pas précoce) sur de la musique.

C’était avec « Dark Side of the Moon » de Pink Floyd et tous les disques de « Can », un groupe allemand de Cologne -dont je suis certaine que personne, parmi vous, n’a jamais entendu parler- que j’ai touché pour les premières fois au septième ciel.

 

Et après? The sound of silence!

La musique est redevenue musique et non aphrodisiaque pour moi.

 

On fait un pas de géant et on arrive à aujourd’hui.

 

La musique du BDSM pour moi, c’est le claquement subtil du fouet et le souffle de l’air qu’il déplace, les rotins qui s’entrechoquent, les cordes qui bruissent en glissant, Tes mains qui battent le tempo sur mes fesses, Ta respiration, mes gémissements.

Manquerait plus que quelque chose vienne prendre possession de mon oreille alors et détourner mon attention.

Pire ! Risquer de la fixer ailleurs et patatras, tout volerait en éclats !

Autre qu’atteindre le subspace!

Je suis sûre que, relevant la tête vers le haut de la croix de Saint-André (notre Saint Patron à nous), je m’apercevrais soudain que le plafond aurait bien besoin d'un coup de pinceau.

Si, si, ça pourrait m’arriver !

Soumise, oui, mais pas par don divin…Soumise aussi aux basses contingences matérielles!

 

Ainsi, je me souviens du soir où, dans un célèbre club Fetish-SM parisien, le dernier disque de « I Muvrini » passait pour la troisième fois en boucle.

J'en demande excuse à mes amis insulaires mais « I Muvrini » ont pour effet sur moi d'assurer  migraine ou rage de dents. Garanties.

Alors, j’étais ravie, mais ravie...

Et inspirée aussi.

Mais pour serrer les mâchoires, c’est tout !

 

Il me fallut monter à l’étage où mon début de surdité m’a empêchée de les entendre avant que je consente à « faire » quelque chose.

 

Bonne Fête de la Musique à tous !

Envoyez les violons…

 

 

 

Texte de ce soir écrit sur « Fantaisie Militaire » de Alain Bashung.