Bondage cordes en trois couleurs AURORAWEBLOG

 

Chez nous, comme chez tous nos amis BDSMeurs, le bondage a toujours une teinte BDSM mais comme je l’ai dit hier, pour d’autres non.

Ils ne sont que bondageur(ses)s et bondagé(e)s.

Mais ils sont tout autant et parfois bien mieux que nous dans la profondeur de cette pratique…

 

 

 

Pour répondre à Yves dans les commentaires d’hier soir sur le bondage, voici une photo que nul ne pourra taxer d’ « art et d’esthétisme pur ».

Elle est faite maison et M. est bien loin d’être Nobuyoshi Araki, Marc Blackie ou Lochai…

De la même façon, le modèle (moi) n’est pas un « top model » et ne dévoile rien ici de son visage et ainsi d’une possible (ou absente) sérénité.

Photo illisible donc parce que pas artistique, sans alibi d’esthète ?

 

Mais alors, le « potentiel érotique » dont parlait Yves ?

Est-il vraiment ailleurs, comme il le disait, que dans ce qui est montré dans les photos-bondage, qu’elles soient de « maîtres de l’appareil » ou de simple amateur du déclic ?

 

Pour vous, oui ! Na !

Je vous ai même joué le tour d’en choisir une où j’ai une grrrrrrrrande culotte !

 

Mais pour moi, mais pour nous…Ce bondage parmi d’autres…

 

Le temps de le tisser, les frôlements, les mains qui accompagnent les cordes, qui serrent les nœuds, le vertige de celle qui n’est soudain plus libre, qui a ses mains fragiles d’un lien noir entravées et les jambes d’un rouge, et les bras dans le chanvre…

Etre sens dessus dessous, trouver un équilibre de peur de le perdre.

Pointes de danseuse pour rien, juste d’instinct.

Les doigts qui accompagnent la pose des orteils.

Inexplicablement. Tout le secret est là.

Une danse entre moi et moi et une autre entre moi et Lui.

Boléro de Ravel qui bat aux tempes, ivresse…

La montée du plaisir.

Parce qu’il faut tenir.

 

Et pour l’autre venir.

Venir, venir tout proche et caresser la peau ou bien serrer un lien qui viendrait à mollir.

Le jeu, toujours le jeu entre meilleur et pire.

Et le temps du baiser ou de la dent qui mord.

Le temps de parler doux ou bien de dire fort.

Et les regards complices ou les regards qui glissent.

 

Je sais qu’Il me regarde et qu’Il pense à l’après.

Le fait qu’Il me regarde me fait Le deviner.

Cette culotte-là, l'ai-je encore aujourd'hui?

Vous voudriez le savoir? Que nenni, que nenni!

 

Volupté dès alors toute dans la patience.

Venir, aller, venir pour Celui qui tissa.

Tenir, encore tenir pour celle qui est là.

 

L’attente qui s’allonge au nid de l’allongée et puis qui se prolonge de par SA volonté.

 

Le « SA », à qui est-il, à Lui ou bien à moi ?

 

Ou encore à nous deux ?

 

Et bien, voilà, ce soir, je ne le dirai pas !

 

 

 

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Réédit du 21/06:

 

Le commentaire et le poème déposés par notre ami Yves à La Fleur aujourd'hui sont ici, édités en article avec un disclaimer adultes.

Donc:

 

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