BDSM couple photo perso AURORAWEBLOG

                              Photo : Nous-mêmes.

 

 

A toi…

 

 

Il y a jour pour jour quatre ans, une heure, quelques minutes et des  poussières, sur un chat BDSM, j’ai lu dans la partie des « textes des inscrits » un poème qui m’a plu.

L’auteur était connecté et sa ville proche de celle dans laquelle j’avais passé les vingt-deux premières années de ma vie.

J’ai cliqué sans même me dire qu’il s’agissait d’un dominateur et que je n’étais qu’une vague soumise à l’étalage (je n’avais jamais voulu faire miennes ces factices préséances) et un dialogue s’est engagé.

C’était, vous l’aurez compris, M. qui était de l’autre côté de l’écran.

Ce soir-là, comme ceux qui suivirent, je l’ai trouvé brillant, cultivé, plein d’humour et surtout d’une rare simplicité.

Ce qui lui plut au premier abord chez moi, je l’ignore…

Nous avons parcouru ensemble des chemins de mémoire qui se sont révélés nous être communs (goûts musicaux, littéraires, artistiques, parcours politique) et c’est cela qui, quelques mois plus tard, nous a amenés à nous rencontrer pour voir si le reste (l’objet du serveur où nous nous trouvions, c'est-à-dire la possibilité d’entrer dans une relation BDSM, chose que nous n’avions que fort peu évoquée) avait ou non, pour nous deux, une chance de suivre…

Ainsi va la vie.

 

Il y a des gars, des O…

Au-delà du jeu de mots, ce que je veux dire c’est qu’il y a des hommes et des femmes (et non seulement des Maîtres et des soumises).

A moins de vouloir s’embarquer sur un aller-retour pour la journée (ce qui, ma foi, est aussi respectable en soi lorsque les deux le souhaitent), si le désir est de faire un voyage au long cours, l’alchimie se fait -ou ne se fait pas- sur ce qu’ils sont profondément, pas sur une vague liste de pratiques forcément « finie » (il y a toujours une dernière ligne au catalogue) et des échanges de fantasmes là encore fatalement limités.

 

Seuls les êtres et ce qu’ils sont dans leur essence (et non leur appartenance à tel ou tel « rôle » ou « fonction » pré-établis) peuvent faire ensemble un chemin qui ait du sens.

Là, parfois, le bonheur c'est « l’amour en plus »...

 

Comme tout le monde, je lis les écrits « majeurs », les analyses (psy ou socio) qui se rapportent au SM ou au BDSM. Il est certes nécessaire de s’informer, de comprendre.

Comme tout le monde, je lis les écrits « amateurs » de couples.

Mais là, je suis surprise lorsque ceux-ci s’agglomèrent uniquement autour de la relation BDSM. C’est laisser volontairement ignorer ou faire fi de tout ce qui est le temps multiplié, celui qui est partagé par le duo en d’autres actes que la vie sexuelle.

Il y a alors quelque part quelque chose qui manque et qui laisse accroire que les BDSMeurs ne sont et ne font que cela (je précise que je pense exactement la même chose de tous les sites ayant trait à la sexualité qui, une fois lancés, ne savent plus en sortir).

J’y reviendrai un jour car le système me paraît alors proche de l'imposture « 24/24-7/7 » bien connue…

 

Aussi y a-t-il des notes que je vois avec plaisir venir de temps en temps poser cet intermède de vie vraie  sur d’autres blogs, ceux tenus à quatre mains. 

Je m’aperçois que je n’ai jamais parlé de deux d’entre eux ici.

Que cet oubli soit ce soir réparé.

Lorsque Jeanne et son « nous » sont au théâtre et les Ecrits Pourpres au concert, j’aime les lire et entendre entre les lignes leur vie qui va…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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