Photo perso BDSM chaînes AURORAWEBLOG

 

Les cordes finissent toujours par mollir.

Après un moment elles n’ont plus la même rigidité, même si c’est de peu, elles se desserrent, juste ce qu'il faut pour donner le sentiment d’un soulagement…Elles sont traîtresses aussi parce qu’au fil des minutes, elles continuent malgré tout à contraindre et leur œuvre lente finit par endormir les membres…

Les chaînes ne changent jamais. 

Le cadenas choisit l’anneau où s’accrocher et il ne lâche plus sa prise, même si les muscles qu'il mord réclament instinctivement leur liberté.

 

Les chaînes…Jamais, je ne les avais gardées aussi longtemps autant serrées.

Il est inutile de combattre : le corps ne peut que se rendre et subir, l’esprit est obligé d’écouter les lamentations du corps qu’il habite. Elles viennent bientôt et ne cessent plus.

Les caresses des doigts libres, ô si libres !, de la main amoureuse n’offrent qu’un éphémère baume et celle-ci le sait : la caresse se change en massage insistant là où les chairs meurtries hurlent, muettes, leur épreuve.

Les doigts parcourent le reste de mon corps, là où je devrais éprouver du plaisir, là où j’éprouve du plaisir.

Donner et avoir du plaisir comme un oiseau en cage qui ne peut remuer qu’une part infime de son être est un supplice de Tantale.

 

Les chaînes n’ont pas eu pitié de moi : elles n’ont pas cédé d’un millimètre à ma douleur…