F COMME FIL CONDUCTEUR (1)

 

Pour six soirs d’affilée, ce n’est pas moi que vous lirez mais un texte savoureux et tout à fait « dans ma ligne », venu tout droit du Canada, qui raconte le voyage au pays du BDSM d’une jeune journaliste nommée « Satanique »… J’ai dû, pour vous le livrer, le découper en six chapitres ( comme l’auteur l’a fait, d’ailleurs ) car c’est une fort longue enquête et que je sais que le temps de lecture passé sur un post n’excède pas les deux minutes en règle générale (dixit E-Stat !)…

 

Pourquoi ce texte ? Au-delà de l’humour ( vous y entendrez parler d’ « Encyclopédie du BDSM en six volumes »), il se trouve que Satanique aborde le sujet avec un angle qui ressemble beaucoup au mien : l’attirance pour ce « monde particulier » mais aussi des mises en garde salutaires d’auto-protection pour celles et ceux que celui-ci tenterait… De plus, le « monde » qu’évoque cette jeune journaliste est celui qui prend racine dans l’Internet BDSM, qui est le monde que je connais le mieux… Mais elle a, pour sa part, obtenu le droit de retranscrire des documents  (annonces, dialogues sur chats) du même type que ceux que je possède également si ce n’est que moi, je suis toujours obligée d’être « allusive » afin de protéger mon blog puisque je ne peux user que de paraphrases et non reproduire de véritables propos …

 

Je vais essayer d’illustrer ces six parties de mon mieux (c’est à dire dans l’esprit de mon blog) afin de ne pas être totalement inactive dans cette « diffusion ».

 

Après cette parenthèse que je ne pouvais manquer de vous faire partager, vous me retrouverez avec mon regard à moi…

Et vous ne perdez rien pour attendre !!!!

 

Et puis, je ne m’interdis pas de déposer si l’envie m’en prenait, en plus, quelques uns de mes poèmes sur le blog dans les jours en question…

 

;-)

 

PS : Ce texte dans sa version originale est disponible sur :

http://levillagelibre.naucelle.com/index3?page3=bdsm11

 

journal en ligne généraliste d’actualité fort intéressant par ailleurs…

 

 

 

 

 

Satanique habite à Montréal au Canada, elle a mené une enquête sur le BDSM (bondage-sado-masohisme) pour sa maison d'édition, dont elle nous a livré les grandes lignes dans le style de ce que l'on a appellé le nouveau journalisme...


Qu’est-ce que le BDSM ? Cet acronyme nous vient de l’anglais (il reste le même en français) et, ce qu’il y a de miraculeux, un peu comme avec les petits pains, c’est que ces quatre lettres se multiplient pour devenir six. Ce qui fait que l’on obtient BD/DS/SM, soit bondage et discipline (restriction des mouvements), domination et soumission (échange de pouvoir érotique), sadisme et masochisme (jeux de douleur et de plaisir). Il y en a qui parlent de sadomasochisme, mais je trouve qu’ils limitent.

 

 


BDSM, mon amour
par Satanique

1- EN GUISE D'INTRODUCTION

À l’origine, Dieu créa l’homme et la femme à son image et leur dit : « Reproduisez-vous et multipliez. » Il avait conçu ces deux énergumènes de sorte qu’ils fassent le nécessaire d’une certaine façon. Mais avec le temps, l’usage que l’on peut faire des corps évolua.
Et l’on peut retracer les débuts de cette évolution au moment où Dieu chassa Adam et Ève du paradis terrestre. « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », aurait-il dit à Adam.
Alors Adam se mit à faire quelques petits trucs… Cueillir des fruits qui poussaient en abondance, ramasser des œufs que les poules laissaient derrière elles. Et le soir, après une journée de dur labeur, il s’asseyait pour déguster le repas préparé par Ève puis il se « reposait ». Le « repos du guerrier » c’est de là que ça vient.
Un jour, alors qu’ils étaient allongés dans l’herbe haute qui leur servait de lit, Adam se mit à regarder Ève d’un drôle d’air. « Oh oh, se dit Ève, en remarquant cette petite lueur qu’il avait parfois dans les yeux et ce demi-sourire en coin… Adam a quelque chose derrière la tête (suivez mon regard) ce soir… ».
En effet, Adam lui dit : « Tu te souviens, Ève, quand tu as mangé la pomme… Tu n’en as fait qu’une bouchée. Pépins, trognon, tout. C’est gros, une pomme…Enfin…pas si gros que ça quand on y pense… Mais bon, si tu as pu faire passer une pomme par là, tu pourrais sûrement... »
Et c’est ainsi que tout commença. Adam et Ève essayant de refaire le coup de la pomme sans la pomme et, de fil en aiguille, l’imagination aidant….;

L'érotisme numérique a pris du galon


Pour mieux appréhender les méandres de la créativité humaine, j’ai surfé sur les sites dits "alternatifs". La première fois, c’était il y a cinq ans. J’ai cliqué pour certifier que j’avais plus de 21 ans (le serveur était aux États-Unis) et que ce que j’allais voir n’allait pas me choquer. Une image qui se déroulait infiniment lentement a fini par apparaître dans son intégrité.

La nana était si floue qu’il fallait faire preuve d’une très grande imagination pour savoir que c’était une nana (pour vous donner une idée, je n’arrivais pas à distinguer si c’étaient des jambes ridées ou des chaussettes de laine mal remontées). Elle avait l’air de chercher une pièce de monnaie sous un divan, croupe offerte, sauf qu’elle avait un rond sur le postérieur portant la mention « Interdit aux moins de 21 ans ». Elle ne remuait même pas. Je veux dire que, dans le jargon des informaticiens, il ne s’agissait même pas d’une animation 3D.
Les titres sous-entendaient la visualisation d’humains en train de faire des tas de choses avec le corps d’un autre, le leur, celui d’un troisième et j’en passe. Mais pour cela, il fallait payer.

Depuis, l’érotisme numérique a pris du galon. Il y maintenant des ressources sur tout, avec des images et des photos claires et explicites, auxquelles vous pouvez accéder facilement et gratuitement. Il y a des sites de rencontre pour faire le bonheur de tous, même des plus imaginatifs. Vous avez maintenant compris ce que signifie «alternatif» ? C’est un synonyme de «tabou», entre autres de BDSM et de sadomasochisme. Je me suis inscrite, je vais vous raconter.
Mais avant de m’inscrire, j’ai voulu savoir dans quoi je m’embarquais. J’ai donc commencé par me documenter en ligne (vive l’anonymat du Net !) et par visiter quelques lieux olé olé. Aujourd’hui, j’en sais assez, ou presque, pour écrire La nouvelle encyclopédie du BDSM en six volumes.