Réédit du soir.

 

Feu le CPE. On ne va pas pleurer.

Certains regretteront le « Grenelle » qui aurait pu avoir lieu et balayer avec lui le CNE, toujours menaçant grand frère du CPE…

D’autres songeront à la révolution qui ne s’est pas faite…Mais sincèrement, il n’y avait vraiment pas là les conditions requises.

L’essentiel tient en deux points : pour la première fois la « rue » et la jeunesse auront fait plier ce gouvernement. Et il est donc normal que les étudiants puissent savourer le fruit de leur victoire et s’en aller sereins vers leurs examens afin d’avoir une année scolaire pleinement validée.

La seconde, c’est de rester vigilants, de surtout ne pas laisser l’oubli retomber sur ce mouvement. A notre époque multi-médiatisée où tout va plus vite que la lumière, l’oubli qui est la chose la plus nocive pour avancer (ah ! les paradoxes!) tend à devenir semi-automatique.

Or, nous avons fait une démonstration forte d’insoumission. Démontrer ne suffit pas. Dans les mois qui viennent, il va falloir la concrétiser et peser de tout notre poids commun, toujours et partout. Pour l’avenir : le proche et le lointain.

 

Feu le CPE.  On va rire un peu.

On sait que tout était plié dès jeudi soir, vendredi au plus tard. Mais il fallait que la pantalonnade aille à son terme. Le Diplomate (!) De Villepin ne pouvait accepter que la sortie de crise apparaisse comme liée à Sarkozy, lequel devait être interviewé par « Le Figaro » samedi.

Pas d'interview. Magnanime, le Sarko...

Et on a remis l’annonce à aujourd’hui afin qu’avec tout le pathos qu'on lui a vu, De Villepin puisse « regretter » de n’avoir pas été compris et sembler être l’artisan de la nouvelle loi et non paraître celui qui capitule.

Sembler, paraître….Ah ! Les verbes d’état, comme ils conviennent à l’Etat !

 

Sarkozy-dents de loup se met en retrait. Il a gagné la manche qui se jouait dans les couloirs de la Présidentielle à venir.

Il peut bien laisser aux deux autres leurs rogatons et leurs lambris dorés.

Il n’y a plus qu’un Président fantoche en France et un Premier Ministre (qui est seulement le second) mais ces deux-là conservent habits et attributs.

Pour la photo. Le 14 juillet sera donc « politically correct » en image.

 

Je parlais de ne pas oublier. Je devrais dire d’être très prudents. Sous les couleurs éclatantes bleues, blanches et rouges, aujourd’hui tandis que nous fêtons le « naufrage » du CPE, il faut avant tout voir et contrer de toutes les manières possibles ce qui est devenu un état de faits : actuellement la France, au mépris de toutes ses institutions, Constitution etc .est dirigée par un parti et un homme : l’UMP et son Président.

 

Et cela est intolérable.