Merci à celles et ceux qui m’ont fait pendant deux années et huit mois l’honneur de visiter ces lieux…

Les 1099 notes d'« AURORAWEBLOG », blog BDSM,  sont dédiées à Michel (MARDEN) qui m' offrit cet espace et qui, sans les comprendre, admet les motivations de ce texte.

 

 

Ce blog se met en pause.

 

Ce qui est une façon « raisonnable » de ne pas écrire le mot « fin » ce soir.

Raisonnable parce que j’ai déjà tant et tant réfléchi (et ce depuis des mois) à la question sans lui trouver une réponse définitive qu’il me paraît plus sensé de laisser la porte ouverte si, d’ici quelque temps, j’avais des regrets.

 

Il y aurait mille raisons de continuer, il y en a une seule de ne pas le faire : je n’en ressens plus l’envie.

Ce n’est peut-être qu’un passage mais alors, il y a un bon moment qu’il dure!

Tout comme l’amour, l’écriture est fondée sur le désir.

Ce désir n’est plus là, bridé par trop de choses.

Depuis l’automne, mon blog fonctionne en « light » et je me sens loin de la liberté de ton que j’avais dans mes écrits des deux premières années (sommaire colonne de droite à l’appui, je le laisse en héritage à tous ceux qui arriveront ici par hasard, pour les guider, sourire).

 

Or, je n’ai pas changé, je me suis même radicalisée en ce qui concerne mon point de vue sur le BDSM et sa communauté.

Mais il est arrivé une heure où j’ai enveloppé d’ouate mes propos.

J’ai commencé par mettre en sommeil « L’Encyclopédie BDSM d’Aurora » parce que les deux entrées à venir étaient « Misère sexuelle » et « Misogynie ».

J’imaginais le tollé !

Ensuite, depuis la mi-septembre, sur des malentendus (des mal-lus plutôt, en provenance d'un malve-yant), je n’ai plus parlé de nous, du « nous intime », de peur de « nous abîmer », de « nous livrer » à ceux qui n'ont pas « les yeux pour voir » (je l'ai fait une dernière fois cependant mais  à la 3ème personne dans le texte « Un couple », il y a quelques semaines).

J’ai enfin renoncé, m’étant faite traiter de méprisante élitiste, à relever les choses aberrantes que je lisais ici ou là.

 

J’aurais pu passer outre tout cela et me rester fidèle mais cela signifiait fermer mes commentaires.

Cette courtoisie (avoir continué en « blog ouvert ») s’avère à la longue me coûter personnellement bien trop cher et, de plus, enlève à ce lieu sa raison d’être, son identité nettement marquée.

Je vais où, là ?

Je me vois bien dans un prochain post en arriver à parler de la recherche des œufs de Pâques à la mode, à la mode... BDSM.

Non.

Je ne peux oublier que les mots qui inspirèrent l’ouverture de ce blog était ceux d’un renouveau : « Et va, naissante… ».

Je ne finirai pas en guignolades pour distraire un parterre qui aime rire grassement.

 

 

Maintenant, je vais attendre.

Demain et demain et demain.

Si d’aventure un de ces quatre renaissait le désir des mots, quels qu’ils soient, alors je repasserais par ici…