Ne sachant pas créer mes catégories, je vais désormais les citer dans mes titres.

                 AURORAWEBLOG Bondage

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Il suffit de s’abstraire. C’est possible en un instant. On ne demande la permission à personne. Cela se fait tout seul.

Il sait comme je le sais que maintenant mon corps et mon esprit sont entre Ses mains.

Je passe un long moment debout tournée vers le mur. Je n’ai ni le droit, ni l’envie surtout, de regarder.

Je saisis toutes les nuances dans les pas, les papiers qui se froissent, les mouvements que je ne vois pas et le bruit d’une corde qui siffle en se déroulant.

Elle est pour moi. J’aime la sentir glisser, serrer, se serrer, me serrer.

Deux brasiers dans ma tête m’attirent irrésistiblement et m’illuminent par à coups comme un feu d’artifice : ce mouvement des mains qui une fois commencé ne s’arrête plus et cette expression concentrée que je découvre enfin tandis qu’Il tourne et tourne encore autour de moi.

Une expression absorbée et comme jamais rassasiée dans sa recherche de tensions physiques et d’harmonie.

Il ne parle pas ou peu. 

Ou bien, Il ne parle qu’à l’intérieur de Lui-même…

Mais moi, de ce monologue intérieur je recueille, attentive, l’écho qui se disperse dans la chambre.

Je m’y abandonne, je me laisse porter par les ondulations que les ricochets oublient derrière eux.

J’aime cette gamme de sensations tactiles, corde qui file, corde qui contraint, ongles qui effleurent, mèches de cheveux (les miens) aléatoirement rejetés vers l’arrière, les côtés ou l’avant et qui viennent comme des langues me lécher ou comme des virgules écrire sur ma peau des caresses de non-dits véloces

Pour plaisanter Il me demande si je m’endors, en réalité je jouis d’une étrange extase.

J’ouvre alors mes yeux pour m’attacher aux Siens et me faire guider très loin par eux.

Autres liens, ceux qu’on ne nomme pas…