AURORAWEBLOG Monsieur Gainsbourg revisited

                                         Pochette album © Barclay et Universal

 

Je ne courais qu’un risque minimal en achetant ce disque (j’avais bénéficié d’un « échantillon » avec le numéro spécial des Inrocks).

J’ai donc investi mes euros sans trop de crainte.

 

Par contre, il me faut être honnête, si ce ne sont les voix féminines de passage (Jane, Françoise Hardy et Dani) ex-interprètes de Gainsbourg ainsi que Carla Bruni et la vénéneuse Marianne Faithfull (arrière-petite-fille du bon Léopold), vu mon très grand âge, je ne connaissais aucun des anglais qui ont donc « revisité » Monsieur Gainsbourg le temps de cet album-compil.

Mon dico à la main et mon oreille tendue, j’ai pu remarquer que le parolier Boris Bergman, sans s’en tenir à la lettre mais en gardant l’idée du jeu de passe-passe avec les mots, rend dans la langue de Shakespeare quelque chose qui a bien un air de famille avec Gainsbourg. Chapeau bas.

Bref, j’écoute en boucle (même si rien ne vaudra jamais l’original) et je tire mon chapeau à la Marianne sus-nommée pour son « Lola R. for ever », à Franz Ferdinand dont j’ignore tout pour « A song for Sorry Angel » (avec quelques trilles de Jane) mais surtout à Michael Stipe (c’est qui ?)  pour m’avoir miraculeusement ramené avec « L’Hôtel » toute l’ émotion, so sexy, ressentie au cours de ma première écoute de « Histoire de Melody Nelson » il y a ….euh…. un certain nombre de décennies.

Après, chacun jugera comme il voudra, fera ce qu’il voudra.

 

Tant qu’il ne me demande pas de lui en faire une « copie privée ».

Je n’aime les menottes que dans des circonstances très précises.

Et depuis que la délinquance commence à trois ans, que les téléchargements sont des délits et que l’on veut détruire le tissu de la garantie de l’emploi, je deviens très, très méfiante…