AURORAWEBLOG Chien Dominant

                                  Photo Copyright Magazine "Fémina"

 

En acceptant d’en faire une traduction de cuisine, il est un dicton italien qui dit :

« Avec l’Epiphanie, toutes les fêtes sont finies. »

Une fois tirés les Rois, faut-il se résigner ?

Non, que diable !

Le 29 janvier, ce sera le nouvel an chinois qui inaugurera l’année du chien.

Voilà qui va plaire à certains Dominators pour qui chaque année, de toute façon, est l’année de la chienne.

 

Ils devraient se méfier.  Le chien, mâle ou femelle, cache parfois bien son jeu.

J’en veux pour preuve cet article de  Danièle Boone, paru dans le « Fémina » ( supplément féminin du dimanche de tous les quotidiens locaux ) d’il y a trois semaines et consacré aux « chiens dominants ».

En voici l’intro :

 

« Véritable garde du corps, votre toutou s’interpose entre vous et les autres ? Reprenez très vite la situation en main. C’est vous le maître, pas lui. »

 

Il est évident que le texte n’est savoureux que si on le lit à double sens, avec un écho de « chez nous » et en mettant le mot « chien » au genre féminin (et au nombre qu’on veut).

 

Ainsi de ces quelques lignes :

 

« La bonne attitude est de lui dire : « Non, couché et ne pas bouger » d’un ton très ferme, quitte à tirer d’un coup sec sur sa laisse s’il n’obtempère pas rapidement. Si ça ne suffit pas, votre chien a déjà probablement pris le pouvoir. Il faut donc très vite rétablir la bonne hiérarchie (voir ci-contre). »

 

On ne détaillera pas le ci-contre, pour n’en garder que les quatre points imprimés en rouge sur le journal :

 

-Votre chien se prend pour le maître, réagissez au plus vite.

-D’abord chassez-le de votre chambre.

-Soyez toujours ferme et ne le gratifiez que pour le récompenser parce qu’il vous a obéi.

-Une fois que sa position de dominant a été remise en cause, vous pouvez passer à la rééducation.

 

Oh ! Comme cela ressemble bien à des textes lus çà et là sur le dressage des soumises !

 

La fin est une perle :

 

« Et n’oubliez jamais : un chien qui reconnaît sa position en bas de la hiérarchie du groupe familial est bien plus heureux dans sa peau qu’un chien dominant. »

 

Position... En bas... Hiérarchie.

Ah! Le beau champ lexical que voici!

 

Un vrai bréviaire pour les dompteurs et autres amateurs de « canidées ». Et quel programme alléchant pour les domptées, celles qui se sentent si bien sous le pelage de la chienne à châtier !

J’en imagine tant et tant déjà en train de baver…

 

Hélas pour eux. Trois fois. Et avec toutes mes excuses.

Il est bien évident que ce « bestiaire » sur mon blog n’est à prendre qu’au second, voire au trente-sixième degré.