AURORAWEBLOG BDSM et Chevalerie    

                                        Légende de l’image traduite de l’américain :

                             « -J’ai beau regarder, je ne vois pas le moindre dragon. Nulle part!

                      - Moi non plus. Alors, on s’en va : ça doit encore être une de ces adeptes du BDSM… »

 

 

« Seigneur et Maître », ça m’aurait plu comme expression, mais quand j’avais onze ou douze ans et que je me passionnais pour le Moyen-Age et les chevaliers.

 

Quand  je l’ai rencontrée, c’était trop tard, j’avais grandi et « Seigneur » m’évoquait de sombres choses comme la « Race des Seigneurs » ou bien je l’assimilais à la religion ( « Le Seigneur » ).

Quant au « Maître » qui l’accompagne, je me suis assez répandue là-dessus…

En bref, c’était tout l’opposé de mon « Ni Dieu ni maître » : on aime Ferré ou on ne l’aime pas. Si on l’aime, il y des mots propres au BDSM que l’on n’adoptera jamais…

 

Pourtant si l’on se fie au célèbre test que l’on trouve sur le célèbre site de notre plus célèbre duo, appeler un homme «  Seigneur et Maître », c’est l’étape ultime, l’apothéose, celle qui vous confère le statut non plus de soumise mais d’esclave. La médaille d'or, la plus haute marche du podium.

 

Je le lis donc souvent chez de petites bloggeuses ces temps-ci et cette expression m’effraie de leur part.

Avant, je ne l’avais vu employé que par deux personnes et c’était bien le comble, là où il était. Il ne pouvait donc faire peur. Il révélait le jeu ou la mascarade.

 

La première l’avait inclus dans son profil. Elle recherchait des rencontres variées qui ne pouvaient se produire, disait-elle, qu’avec l’aval de son « S & M ». Elle avait pris la précaution d’ouvrir une parenthèse pour préciser ce que signifiaient les initiales.

Ça donnait « …mon S&M ( Seigneur et Maître)… ».

On voyait qu’elle savait à quelle masse de sombres idiots elle allait s’adresser qui risquaient de ne voir dans « S&M » que SM…

C’était une femme adorable et l’on savait bien, dans le « Milieu », qu’au-delà des apparences, la main c’est elle qui l’avait et qui la gardait!

Elle est l’une des figures qui passent dans le fameux « Journal » du fameux « Maître Patrick » en une scène mémorable où elle éclipse totalement celui-ci.

Alors le « S&M », pas besoin de vous faire un croquis…

La main, vous dis-je…Dans du velours mais la main …A elle.

 

L’autre avait l’art des manigances : minauderies mais poigne de fer. On voit qu’il s’agit encore de « mano a mano ».

Là aussi, le « Seigneur et Maître » avait trouvé du répondant.

 

Il en est ainsi des mots des maux.

Parlez-moi  « des Tim au logis », y a que ça qui m’intéresse... 

C’est bien dans la vie quotidienne de ceux qui les emploient et qui en sont les porte-drapeaux qu’il faut aller vérifier leur vrai sens.

 

Pour ne jamais les prendre « alla lettera »…

 

 

 

 

 

 

 

 

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